Comment bien choisir son contrat d’assurance emprunteur ?

assurance emprunteur

Bien souvent, les banques n’accordent leur crédit qu’à la condition que l’emprunteur ait souscrit une assurance de prêt. En cas de défaut de paiement de la part de son client, l’organisme prêteur se retrouve ainsi protégé. L’assurance prendra en charge le remboursement des mensualités de l’emprunteur.

Or, l’assurance de prêt, également appelée assurance emprunteur, constitue un montant important du coût total du crédit. Elle peut représenter jusqu’à 30 % de la somme à rembourser. Autant dire qu’il faut lui accorder une importance capitale.

Quelles garanties souscrire ? A quels tarifs ? Voici les points importants à connaître afin de choisir l’assurance emprunteur qui correspond le mieux à votre profil et à vos besoins.

Faut-il choisir l’assurance de son établissement bancaire ?

Nul doute que votre banquier vous proposera d’opter pour l’assurance avec laquelle son établissement a un partenariat. Vous n’êtes pas obligé d’accepter ! En effet, depuis 2010 avec l’adoption de la loi Lagarde, les emprunteurs peuvent choisir une assurance extérieure à celle de leur établissement bancaire. Il s’agit d’une délégation d’assurance.

Pour l’emprunteur, le choix d’une délégation d’assurance peut s’avérer payant à tout point de vue. D’abord car il s’agit d’une assurance individualisée. Les tarifs pratiqués par ces assurances sont établis selon le profil de l’emprunteur. Vous êtes jeune et en bonne santé ? Ce type d’assurance peut vous faire réaliser jusqu’à 50 % d’économie.

A l’inverse, l’assurance proposée par l’organisme de prêt est une assurance groupe. Il s’agit d’une assurance collective qui propose un seul et même tarif pour tout type d’emprunteur. Cette mutualisation du risque fait que les tarifs des assurances de groupe sont souvent plus élevés. Toutefois, ce type d’assurance peut être avantageux pour les profils « à risque » (emprunteurs plus âgés, atteints de maladie…).

Attention : Vous avez choisi la délégation d’assurance ? Si cette assurance offre des garanties équivalentes à celles que l’organisme de prêt impose, ce dernier ne peut pas, légalement, vous refuser le droit d’effectuer cette délégation.

Quels types de garanties choisir ?

En général, la banque impose ses garanties. Immanquablement, une assurance de prêt présente une garantie décès et PTIA (Perte totale et irréversible d’autonomie). Ces garanties prennent en charge le remboursement du capital restant dû lorsque l’un de ces sinistres survient.

Par ailleurs, l’assurance emprunteur présente souvent des garanties ITT (Incapacité temporaire totale de travail) et IPT (Invalidité permanente totale). En fonction du principe d’indemnisation que vous choisissez, ces deux garanties assurent le remboursement de vos mensualités, selon le montant fixé dans le contrat.

Il peut être judicieux de choisir la garantie APE (assurance perte d’emploi). Cette dernière est intéressante dans le cas où vous vous trouvez en CDI.

Quels types d’indemnisation faut-il choisir ?

En cas d’invalidité ou d’incapacité, deux grands principes d’indemnisation existent :

  • l’indemnisation forfaitaire vous assure le remboursement total ou partiel de vos échéances, en fonction du pourcentage de couverture retenu.
  • l’indemnisation indemnitaire ne prendra en charge que la seule perte de vos revenus. Le montant de remboursement sera la différence entre vos revenus habituels et les revenus que vous percevrez pendant votre incapacité de travail (ces derniers peuvent, par exemple, provenir de la Sécurité sociale ou d’une mutuelle).

Plutôt pratiquée par une assurance groupe (celle de votre banque), l’indemnisation indemnitaire est donc moins performante que la forfaitaire.

Vérifiez les listes d’exclusion ou de limitation des garanties ainsi que les délais de franchise

D’un assureur à l’autre, les listes d’exclusion ou de limitation de garanties peuvent varier. Pour cette raison, soyez vigilant lors de la souscription de votre contrat.

A titre d’exemple, si vous êtes victime d’une incapacité de travail, certains assureurs ne couvriront pas ce qu’ils estiment être des maladies « non-objectivables » : la dépression, le burn-out…

Enfin, la durée du délai de franchise peut être très différent, selon les assurances. En général, l’assureur effectue l’indemnisation au bout de 90 jours. Mais la durée de certaines franchises est bien supérieure !

Vérifiez la base de calcul de vos cotisations

Pour l’assurance emprunteur, le calcul des cotisations s’effectue soit :

  • sur le capital initial, c’est-à-dire que pendant la durée de vie du prêt, le montant des échéances lié à l’assurance emprunteur ne varie pas.
  • sur le capital restant dû. Échéance après échéance, le coût total de ce qu’il reste à payer diminue. Le temps passant, les échéances de votre assurance emprunteur diminuent également.

Le deuxième mode de calcul de cotisations, sur le capital restant dû, étant plus avantageux, pensez à vérifier sur votre contrat que vous en bénéficiez.

Vérifiez l’irrévocabilité du tarif de l’assurance emprunteur

Certains assureurs prévoient d’augmenter leurs tarifs lorsque l’emprunteur déclare une maladie grave ou perd son travail. Pour éviter ce désagrément, exigez l’irrévocabilité du tarif de l’assurance emprunteur lors de la souscription du contrat.

Sur le marché, les offres sont nombreuses. Les courtiers de Pyramis Protection Sociale vous aideront à les comparer. Ils trouveront celle qui correspondra le mieux à vos besoins.